Auteur
Dylan Amy
Fondateur de Dylabz Connect, Paris
En deux phrases
Dylan Amy est le fondateur de Dylabz Connect, agence web basée à Paris qui crée et gère des sites vitrines pour les TPE locales, en France et dans tous les pays francophones. Il a passé six ans à vendre en face à face, dont près de trois chez Doctolib auprès de cabinets médicaux, avant de créer l’entreprise en juin 2025.
- Ex Doctolib
- Six ans de terrain
- France et Suisse
- 7 sites créés ou maintenus
Qu’est-ce que Dylan Amy faisait avant de créer des sites ?
Je vendais, en face à face, à des professionnels de terrain. De 2017 à 2025, un seul métier : comprendre l’activité de quelqu’un suffisamment bien pour lui proposer la bonne chose, et rester en face quand elle ne marchait pas.
Deux fils courent en parallèle sur ces six ans. Le premier est commercial : la prospection pour un complexe multisports nantais, où il fallait pousser la porte d’un club ou d’une école et comprendre en trente secondes le problème de la personne en face. Le second est technique, et démarre en même temps. Sur ce même poste, je gérais les réseaux sociaux et je produisais les visuels. En dehors, je montais mes propres boutiques en ligne, de l’hébergement au tunnel d’achat, et je regardais ce qui faisait acheter ou partir.
Chez Doctolib, pendant près de trois ans, les deux fils se rejoignent : des cabinets médicaux, un logiciel de prise de rendez-vous, et une bonne part du travail consacrée à former des praticiens qui l’avaient déjà acheté. C’est là que la vente cesse d’être une affaire de conviction pour devenir une affaire d’usage. Un outil que personne n’utilise n’a jamais été vendu.
Aucune ligne de développeur salarié dans ce parcours, et c’est volontaire. J’ai appris à construire des sites en les construisant, pour moi d’abord, pour des clients ensuite, après six ans passés à écouter ceux qui allaient s’en servir. Un site Dylabz Connect est aujourd’hui codé en Astro et Tailwind et déployé sur Vercel : pas de WordPress, pas de plugins, pas de rustines.
Pourquoi des sites pour les TPE plutôt que pour des startups ?
J’ai grandi dans un milieu entrepreneurial. Mes parents tiennent leur commerce, La Sarthoise, une boucherie au Pouliguen, et une bonne partie de mes proches ont monté la leur : artisanat du bâtiment, paysagisme, restauration, bars. Ce sont des gens qui décident seuls, qui font tout, et qui n’ont personne à qui déléguer.
Je sais donc à quoi ressemble leur semaine. Le fournisseur, la caisse, l’équipe, les normes, et le site internet qui passe après tout le reste, chaque semaine, pendant des années. Ce n’est pas de la négligence, c’est un arbitrage : entre le site et le service du soir, le service gagne toujours, et il a raison de gagner.
Le digital et l’intelligence artificielle m’intéressaient depuis le bachelor. La question que je me suis posée en 2025 n’était pas quoi vendre, mais à qui ces compétences servaient vraiment. La réponse était sous mes yeux depuis le début.
Le site de La Sarthoise est aujourd’hui créé et géré par Dylabz Connect. C’est le seul client dont je connaissais le métier avant de connaître le brief.
Qu’est-ce que Doctolib a changé dans la façon de construire Dylabz Connect ?
Une partie de mon travail chez Doctolib consistait à former des praticiens à l’usage d’un logiciel qu’ils avaient déjà acheté. C’est là que j’ai compris quelque chose qui structure aujourd’hui toute l’offre Dylabz Connect : un professionnel occupé ne veut pas un outil, il veut un résultat.
Un médecin qui a payé une solution et qui n’a pas quinze minutes pour apprendre à s’en servir n’a rien acheté. Le problème n’était jamais le logiciel. C’était le temps que personne n’avait pour l’exploiter.
Doctolib m’a appris autre chose, qui n’est pas une technique de vente : on ne vend pas pour vendre. Derrière chaque signature il y avait un praticien qui récupérait des heures de secrétariat, et des patients qui obtenaient un rendez-vous sans passer par le téléphone. Quand le produit change vraiment le quotidien de quelqu’un, la vente devient une conversation et plus un forçage.
C’est la valeur que j’ai emportée en partant, et c’est elle qui décide aujourd’hui de ce que Dylabz Connect vend et de ce qu’elle refuse. Je ne prends pas un client à qui un site ne servirait à rien.
J’ai quitté Doctolib en mai 2025 sans reproche à faire à l’entreprise. L’envie d’entreprendre était simplement devenue plus forte que l’envie de rester.
Pourquoi Dylabz Connect ne livre aucun accès administrateur ?
C’est la conséquence directe de ces trois années. Un client Dylabz Connect ne reçoit ni tableau de bord, ni identifiant, ni mot de passe. Il envoie sa demande par email ou par WhatsApp, et elle est traitée sous 48h ouvrées.
Livrer un accès administrateur à un restaurateur, c’est lui transférer la maintenance en lui faisant croire qu’on lui offre de l’autonomie. La plupart des sites que je reprends sont morts exactement comme ça : personne n’était responsable de leur mise à jour.
Quelle place l’intelligence artificielle occupe-t-elle chez Dylabz Connect ?
L’intelligence artificielle intervient sur l’exécution. Elle aide à structurer une page, à produire une première version de texte à partir de votre brief, à relire du code et à repérer ce qui aurait échappé à une relecture humaine. Elle n’intervient sur aucune décision.
Ce que votre site met en avant, ce qu’il tait, ce qui déclenche l’appel : ça relève du commercial que j’ai été avant, pas de l’outil. Un modèle produit vite ce que vous lui demandez. Il ne sait pas ce qu’il faut vous demander.
C’est la différence entre un site généré et un site conçu. Le premier existe en dix minutes. Le second sait pourquoi le bouton de réservation est en haut et pourquoi la carte n’est pas un PDF.
Où Dylabz Connect est-elle basée ?
À Paris, où l’entreprise individuelle est immatriculée. Les clients sont en France et en Suisse romande, notamment à Sierre où deux établissements sont équipés, et l’offre est ouverte à tous les pays francophones.
Dylabz Connect a d’abord été immatriculée à Bordeaux, puis transférée à Paris. Entre les deux, j’ai travaillé depuis le Maroc, puis depuis l’Italie. Pas pour le décor : pour voir comment des commerçants et des restaurateurs gèrent leur présence en ligne ailleurs qu’en France. La conclusion tient en une phrase, les problèmes sont partout les mêmes et seuls les canaux changent. C’est accessoirement la démonstration que le modèle tient sans bureau et sans déplacement, ce qui est exactement ce qu’on vous propose.
Qu’est-ce que Dylan Amy publie ?
Des guides pour les métiers que Dylabz Connect équipe, et pour les sujets qui reviennent en rendez-vous, écrits à partir des sites réellement livrés et non de généralités. Ils répondent aux questions qu’un professionnel se pose avant de faire refaire son site, et ils sont gratuits.
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Comment prendre rendez-vous ?
Un rendez-vous de vingt minutes, en visio, pour cadrer votre projet ou simplement poser vos questions. Vous repartez avec un avis, même si on ne travaille pas ensemble.